L'URGENCE DE FAIRE BOUGER NOS JEUNES - PARTIE 1

De la maison à l’école en passant par les loisirs, le quotidien des jeunes est de plus en plus immobile… Avec de lourdes conséquences sur leur santé : maladies cardiovasculaires, cancer, diabète et, ce, de plus en plus tôt. Un risque sanitaire sur lequel les institutions de santé alertent depuis plusieurs années déjà. Rétrospective de ce phénomène et des solutions à imaginer.

Alerte jeunes ! Risque important de dégradation de leur santé ! Cela concerne aussi les adultes mais les plus touchés sont les enfants et les adolescents. Le constat, c’est celui-ci : ils vont mal et leur état de santé s’aggrave au fil des années. En cause : leur inactivité physique couplée à leur sédentarité. Un cocktail dangereux sur le long terme…

La différence entre les deux concepts ? L’Anses définit :

  • L’inactivité physique comme « un niveau d’activité physique d’intensité modérée à élevée inférieur à un seuil recommandé » (pour les 3-17 ans, c’est 60 minutes par jour au minimum cinq fois par semaine ; pour les adultes, c’est 150 à 300 minutes par semaine). Pour être actif physiquement, il n’est pas obligatoire de faire du sport. Cela comprend aussi les activités du quotidien comme marcher, jouer au ballon, faire le ménage, promener son chien… Dès lors que l’on est debout et que l’on commence à bouger, à activer les muscles, la dépense énergétique augmente : on devient physiquement actif.
  • La sédentarité est une « une situation d’éveil caractérisée par une dépense énergétique faible en position assise ou allongée ».
foot-enfant

 

Pour mieux comprendre la nuance, voici un exemple : un sportif de haut niveau est actif physiquement mais peut avoir un comportement très sédentaire en-dehors de ses entraînements (rester assis devant la télévision ou son ordinateur).

Si les effets sanitaires de ces deux concepts sont assez proches, ils se cumulent ! Sauf que les jeunes français ont adopté ce mélange explosif il y a plusieurs années déjà. Une étude menée par l’Anses en 2016 et publiée en 2020, diffuse ce constat alarmant : 66 % des 6-17 ans présentent une sédentarité élevée ET une inactivité physique marquée. Ils atteignent le niveau maximal de risque avec plus de deux heures de sédentarité et moins de 60 minutes d’activité physique par jour.

Le risque sanitaire est bien réel !
La sédentarité et l’inactivité exposent à des risques sanitaires majeurs. Au-delà de peu bouger, « les enfants ne sont plus capables de courir 15 mètres sans être essouflés, d’avoir la coordination nécessaire pour jouer au ballon… C’est extrêmement inquiétant car les capacités motrices s’acquièrent durant l’enfance. La coordination, l’endurance, l’équilibre sont extrêmement importantes pour notre développement, pour être habile dans notre vie quotidienne. On a besoin pour marcher, éviter de tomber… », explique Martine Duclos, Professeure au service de médecine du sport et des explorations fonctionnelles du CHU de Clermont-Ferrand.

Parmi les conséquences observées par l’Anses, « le surpoids et l’obésité. Mais cette hygiène de vie prépare aussi le terrain à des cancers, maladies cardiovasculaires sans parler du mal-être (santé mentale de l’activité physique) et, ce, de plus en plus tôt », témoigne Irène Margaritis, cheffe de l’unité d’évaluation des risques liés à la nutrition au sein de l’ANSES. L’âge moyen de l’infarctus est passé de 65 à 35 ans tout comme pour le diabète de type 2… Voilà de quoi affecter sévèrement la santé et l’espérance de vie des générations futures.

Découvrez la suite de l'article d'Agathe Guéant la semaine prochaine.

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